jeudi 17 juillet 2008

Dexia, Asnières et la dette municipale

(chapitre 10)


Accord DEXIA- Ville d'Asnières: les possibles dessous de l'intérêt public


Comme l'a annoncé le dernier Conseil Municipal du 23 juin 2008, la Ville d'Asnières sur Seine a renégocié le taux moyen de la dette communale auprès de DEXIA -Crédit Local, qui a été ramené à 3,62% par an.

A l'évidence, c'est une nouvelle financière dont tous les citoyens-contribuables d'Asnières peuvent se féliciter et aussi la preuve que des améliorations étaient donc possibles par rapport à la gestion antérieure des époux Aeschlimann.

Ceci étant dit, il serait intéressant de connaître la nature des arguments que les représentants de la Ville ont utilisés afin d'obtenir l'accord de la Direction nationale compétente de DEXIA.

En effet, la majorité municipale actuelle avait, à juste titre, rappelé les excédents comptables annuelles de la commune depuis 2003, alors même que l'ancienne équipe dirigée par Manuel Aeschlimann augmentait chaque année la dette de la Ville.

Des citoyens et associations, ces dernières non subventionnées, avaient fait état de leur incompréhension juridique de l'attitude de la Direction de DEXIA-Crédit Local depuis 2003 avec la Ville d'Asnières, puisque cette Direction avait accepté d'accorder des emprunts à l'ancienne municipalité alors que cette dernière présentait un bilan contenant un SURPLUS FINANCIER PUBLIC, donc CONNU de DEXIA-Crédit Local.

Devrait-on comprendre que ces anomalies manifestes, qui ont coûté cher à la Ville depuis 2003 en charges d'intérêts (ce point reste à élucider et l'audit devrait faire la lumière sur ce point), auraient éte des arguments mis en avant par les représentants de la Ville dans leurs discussions depuis mars 2008 avec DEXIA-Crédit Local, et que, comme dand d'autres affaires récentes, une sorte de transaction amiable aurait été négociée entre les parties qui échange l'absolution du comportement surprenant de DEXIA dans le passé en échange d'une baisse significative des charges financières de la dette de la Ville?

Personne ne critiquerait le principe d'une telle transaction possible, mais il aurait été souhaitable que la majorité municipale informe publiquement les citoyens des arguments techniques, juridiques et administratifs mis en avant par elle pour obtenir ces améliorations que tous saluent, puisqu'elles profitent in fine à l'intérêt public. Cela dans un clair souci de transparence due aux citoyens.


Budget municipal: l'intercommunalité comme moyen de réaliser des économies budgétaires et l'expansion économique d'Asnières


Restons encore un peu dans la vie municipale et la stratégie, de plus en plus clairement dessinée, de la majorité actuelle qui gère la Ville pour la gestion d'Asnières.

Il semble bien que l'intercommunalité qu'annonce et revendique le maire, Sébastien Pietrasanta, dans divers interviews récentes, soit, au-delà de son aspect “ relations amicales entre communes” de la boucle nord de la Seine, surtout d'un solide intérêt financier pour la gestion des finances municipales, en clair, un moyen efficace de réaliser des économies substantielles en termes de dépenses publiques pour Asnières. Ce qui est une solution habile à des problèmes urgents.

Mutualiser des moyens entre des communes, c'est assurément, en règle générale, réduire des dépenses pour chaque commune concernée par ladite mutualisation tout en améliorant les services rendus aux citoyens.

A l'évidence, la majorité municipale asnièroise se prépare à activer rapidement cette possibilité afin de pouvoir diminuer ces charges de fonctionnement et d'investissement, en essayant de développer des services nouveaux ou des prestations nouvelles dans ce contexte. C'est là un pari qui nécesssite de s'assurer d'un partenariat gagnant pour chaque commune participante et toutes les villes impliquées dans ce processus collectif.

Ceci étant, si le choix de l'intercommunalité vise à baisser légitimement les coûts financiers de la commune, il est aussi nécessaire de s'assurer des recettes nouvelles, notamment de taxe professionnelle issue des entreprises. L'enjeu est de taille pour le futur budgétaire de la commune.

Pour l'heure, on ne sent pas, en mairie, une véritable impulsion donnée à une politique concrète de nature à faire venir sur Asnières de nouvelles entreprises, donc des emplois nouveaux et les ressources fiscales nécessaires.

Or, la gestion d'un budget municipal implique de s'intéresser en même temps aux charges que l'on peut maîtriser, voire diminuer, et aux ressources que l'on peut accroître, de préférence sans frapper par les impôts, taxes et tarifs de prestations municipales le portefeuille déjà attaqué par les hausses de prix rapides des contribuables asnièrois.

Cet aspect de la politique municipale est à suivre avec attention car il est essentiel pour l'avenir d'Asnières. Nous le ferons, exclusivement avec un regard et un point de vue citoyens.


Un blogueur très, très particulier qui aime tant Asnières

Lionel Lindemann est blogueur et auteur de textes kilométriques assez indigestes sur Asnières, ses habitants, sa gestion, ses élus, ses associations, et même sa supposée vie des sectes selon l'ancien système Aeschlimann. Il édite tout cela sur son blog: http://www.zebraincast.com/blog/

C'est dire si ce blogueur aime passionnément la ville des impressionnistes et lui consacre un temps très important.

Récemment, il s'est illustré par une attaque en piqué et en règle contre l'élue de la majorité municipale d'Asnières Christine Cam, en défense, cette fois, des excédents financiers annuels de la Ville sous la gestion de Manuel Aeschlimann. A l'évidence, il n'avait pas encore pris note de l'accord passé entre DEXIA- Crédit Local et la Ville, qui abaissait de facto la charge annuelle de la dette communale afin de bien comprendre la question qu'il abordait.

Mais, le dada principal de ce blogueur est la Fondation Ostad Elahi et le citoyen asnièrois, chirurgien retraité, Bahram Elahi, pour lequel notre héros a créé un blog particulier en introduction duquel il énonce clairement les raisons de son soutien personnel au député Manuel Aeschlimann: http://www.zebraincast.com/blog/mayetic

Au moins, ainsi dites, les choses sont claires.

Comme visiblement, les attaques anciennes du député asnièrois que soutient ce blogueur contre cette Fondation d'intérêt public en France ont toutes échoué, il lui a semblé utile de faire appel à une source italienne, présentée comme crédible, pour venir au secours, en homme serviable avec son prochain, des dernières attaques de Manuel Aeschlimann sur le sujet, en date du 23 juin 2008 -voir la vidéo du Conseil Municipal sur le site de la mairie.

Et de citer un passage, certes assez entrecoupé de (....) d'un livre édite en 1994 et signé par une universitaire très peu connue, Cecilia Gatto Trocchi, qui a écrit d'innombrables ouvrages- qui n'ont pas marqué le monde scientifique, ni anthropologique- sur la problématique ésotérique et mystique, mais pas sectaire au sens légal du droit français.

On comprendra l'intérêt de ce blogueur empli d'affection pour Manuel Aeschlimann quand on lira ce passage qui a dû combler d'une joie pure sa passion des grandes découvertes ainsi que sa serviabilité blogueuse naturelle et spontanée: “Aujourd’hui, c’est son fils Bahram Elahi qui est le chef de la secte. (…)

Selon l'auteur que cite le cultivé et distingué blogueur, en Italie (et non pas en France donc), 2000 personnes auraient suivi à cette époque, donc avant 1994, le chirurgien asnièrois très occupé par sa profession à Paris, ces 2000 personnes se réunissant dans un.... “palais romain”!!! Et même pas dans les Catacombes de Rome, au Colisée ou dans un grand Palais des Sports!

De plus, selon la source d'une précision sourcée admirable du blogueur, le rite que ce chirurgien aurait fait suivre aux 2000 personnes, de nationalité italienne donc, aurait visé à leur faire abjurer leur ancienne religion et à devenir des fervents croyants “de l'Islam et de la Charia”.

Il sera noté, pour le côté historique, qu'à l'époque, donc avant 1994, le même Bahram Elahi était accusé par tracts interposés, à Asnières- France, notamment par Monsieur Cornic, premier maire adjoint de l'époque, de vouloir renverser la municipalité, avec, entre autres relations amicales, un...certain Manuel Aeschlimann, lui aussi dénoncé par des tracts anonymes à l'époque..

Voilà donc un chirurgien asnièrois que l'on verrait en même temps en Italie et à Asnières, sans oublier que ses patients aussi le rencontraient pour être soignés, voire opérés!

Rappelons enfin à notre très estimé blogueur et chercheur en littérature ésotérico-mystique que le citoyen asnièrois Bahram Elahi n'a jamais été présenté ou regardé par personne comme un “islamiste”, de plus partisan de la Charia.

Il semble même que le régime de Téhéran lui vouerait une hostilité tenace, justement pour refuser “l'Islam et la Charia” de la République Islamique d'Iran! Tiens donc....

Par contre, la Charia est connue de tous comme règle légale appliquée sans pitié par le régime de Téhéran, à qui, le 21 janvier 2005 en mairie d'Asnières, les époux Aeschlimann témoignaient leur amitié en recevant et honorant les représentants officiels en France, ceci en tout respect scrupuleux, remarqué par la presse elle-même, des OBLIGATIONS STRICTES DE LADITE CHARIA!

Oui, ce 21 janvier 2005, la Charia s'appliquait pendant quelques heures en mairie d'Asnières, maison de la République laïque, ceci devant un public parfois médusé par ce constat
.

Ce qui valut quelques absences remarquées d'élus-es de la majorité municipale de l'époque....

Il est aussi possible que le blogueur qui défend “le député Manuel Aeschlimann”, selon ses propres mots, ait pu confondre avec l'affaire de la découverte en 2005, dans les locaux de la mosquée d'Asnières- dont les dirigeants furent, de notoriété publique et déclarations écrites à l'appui, très actifs en soutien à Manuel Aeschlimann- de 10000 exemplaires du livre islamiste “ A l'ombre du Coran”.

Là, l'information est avérée avec des sources sûres et multiples. Ce n'était pas en Italie dans un livre sans sources données évoquant le mysticisme, cela se passait en France et était relaté par la presse. Plus tard, des livres reprirent et détaillèrent cette information.

Nul doute que notre blogueur en aura parlé de son côté sur ses blogs par amour sincère de l'objectivité de l'information vérifiée. Si tel n'était pas le cas, ce serait une omission involontaire....

La morale de l'histoire est limpide: un brave blogueur passionné de culture mystique italienne aurait tenu absolument à citer un livre rédigé sans sources précises, peut-être à l'insu de son plein gré, pour approvisionner les attaques de Manuel Aeschlimann contre une Fondation d'intérêt public reconnue, tout en oubliant soigneusement les liens avérés, publics, affichés, des époux Aeschlimann avec le régime de la Charia en Iran.

Il est aussi vrai que l'Italie et l'anonyme palais romain inventé avec 2000 personnes se serrant dedans, hommes et femmes mélangés par amour de l'Islam et de sa Charia (au fait, est-ce bien admis par la Charia, cette mixité humaine, de plus dans un “palais romain” qui pourrait rappeler les souvenirs de certaines fêtes au Bacchus de l'Antique Rome?), ce n'est pas Asnières et son Hôtel de Ville un 21 janvier 2005 dans la Salle des Mariages!


Marylise Dipusu

3 commentaires:

lionel lindemann a dit…

je viens de découvrir votre blog suite aux liens vers le mien.

concernant mon intérêt pour tout ce qui concerne les Elahi, il provient de Miguel Membrado et Bruno de Beauregard, les deux fondateurs de Mayetic, lorsqu'ils ont accusé Manuel Aeschlimann d'être responsable du dépôt de bilan de leur société.

ces accusations étaient très graves, raison pour laquelle je me suis impliqué dans cette affaire. voir par exemple cet article du Monde.fr où Olivier Dumons écrit, à propos de Manuel Aeschlimann : "Ce dernier vient d'être placé par la communauté des blogueurs, Lionel Lindemann en tête, sous "patrouille Internet citoyenne""

me faire passer pour un défenseur de Manuel Aeschlimann est donc commode, mais faux. j'ai simplement souhaité qu'on ne lui fasse pas ce qu'on lui reprochait : prendre des soupçons pour des réalités, condamner et jeter l'opprobre sans preuve sérieuse.

pourquoi est-ce que je signale un livre de 1994 où l'on qualifie M. Elahi de chef de secte ? tout simplement parce que jusqu'ici c'est Aeschlimann qui était censé avoir inventé la chose et avoir produit des notes des services secrets pour en convaincre la presse. or, dans un tout autre contexte, qui n'a rien à voir avec Asnières, d'autres ont vu le réseau Elahi comme une secte.

il suffit de lire ce que j'ai écrit ici pour savoir que je n'ai rien contre les mouvements religieux, ésotériques etc. mais les Elahi posent un problème dans le contexte français. à mon avis la laïcité à la française a quelque chose d'étriqué, peu adapté à la mondialisation. mais ce n'est que mon avis et il est loin d'être majoritaire. dans ce contexte-là, leur fondation crée un précédent discutable. et ce brevet de laïcité que leur fournit la République française est maintenant utilisé jusqu'à l'ONU.

concernant les observations de la Miviludes, vous vous tirez une balle dans le pied en tentant de les discréditer. le président de la Miviludes l'a lui-même assumé dans la presse et il a été établi à la demande de la justice.

pour conclure de façon plus générale, je trouve dommage que vous ne vous interrogiez jamais sur votre part de responsabilité dans la mise en place de ce que vous qualifiez d'années de plomb. à la base j'ai de la sympathie pour votre démarche et je suis très favorable à tout ce qui va vers plus de démocratie. mais votre intransigeance et votre manichéisme emmènent tout le monde dans le mur.

Philippe a dit…

Bonjour,

Lionel Lindemann a encore une fois tout faux dans son commentaire: la MIVILUDES n'a pas émis de rapport, d'ailleurs non-officialisé via son site sur la Fondation Elahi, SUITE à une demande de Justice, mais à la REQUETE du député Manuel Aeschlimann.

La Cour d'Appel de Versailles a demandé à la MIVILUDES de lui communiquer ce rapport, mal juridique lui en d'ailleurs pris en Cour de Cassation, rapport que la MIVILUDES n'a jamais souhaité publier sur son site, comme tel.

Dont acte pour Lionel Lindemann, ses erreurs et la vérité publique.

Il reste qu'il est amusant de le voir citer un livre sans aucune source, censé parler, selon Lionel Lindemann, d'une Fondation française, pour des activités supposées se dérouler en Italie, à 2000 personnes dans un "palais romain"!!!

Il y a là une inventivité créatrice admirable, qui a certainement ses racines imaginaires dans les grandes fêtes romaines antiques.

Mais, sûrement, Lionel Lindemann va expliquer aussi que Bahram Elahi parle aussi couramment l'italien et qu'il est ou était donc, de ce fait, un grand dirigeant mystique et ésotérique à Rome dans les années 1990, tout en étant aussi actif à Asnières, avec...Manuel Aeschlimann via ADEQUAT, et aussi chirurgien parisien.

Voilà un homme qui, à en croire Lionel Lindemann, possèderait des capacités extraordinaires, tant spatio-temporelles que linguistiques!

Pour rire encore un peu sur le sérieux et la précison des "sources" de Lionel Lindemann, qui indique que Manuel Aeschlimann était censé avoir parlé le premier de la Fondation Elahi,le lecteur notera la longue série de tracts anonymes des années 1990 contre les Elahi et...Manuel Aeschlimann.

Un historien attentif et purement objectif observera la similitude très frappante des angles d'attaque des tracts anonymes des années 1990 avec ceux des tracts et communiqués "municipaux" d'avant le 16 mars 2008!

Certains n'inventent rien, ils se contentent de reprendre à autrui.

Comme si l'histoire se répétait, à défaut de bégayer.

Pour les murs dans lesquels il voit d'autres se projeter, ces quelques mises au point sur des faits publics suffisent à montrer que Lionel Lindemann est un spécialiste des chocs frontaux dans le mur des réalités.

Mais, cela, tous le savent déjà surtout à Asnières, notamment depuis le 16 mars 2008.

Notons pour conclure que Lionel Lindemann évoque lui aussi les "années de plomb", mais qu'il tend, geste naturel, à en placer la responsabilité...sur les adversaires de Manuel Aeschlimann!!!

Certains murs aveuglent les hommes qui ont perdu leur propre jugement. En voici une preuve supplémentaire.

Philippe a dit…

Lionel Lindemann ayant cité Mme Cecilia Gatto Trocchi, je ne saurais trop lui conseiller la lecture de ce texte en lien:

http://www.cesnur.org/2005/mi_gattotrocchi.htm

Il semble bien que cette dame ne soit pas, même pour ses collègues, une source très sérieuse, ni crédible.

Mais, comme cela est exprimé par ses collègues universitaires, en anglais, il est utile de pointer vers ce lien, ce qui évitera tout débat inutile sur les annonces fantasmagoriques de l'écrivaine citée par Lionel Lindemann.

Il a été en effet serviable pour les positions de Manuel Aeschlimann, il aurait été souhaitable qu'il eût été complet dans ses sources documentaires sur la personne dont il utilisait les écrits.

Ce qui d'un coup permettait de se faire une opinion sur sa citation et sa valeur.