mercredi 9 novembre 2011

Crise de la zone euro et CCQ : la démocratie contre la dictature





































Notre iconographie du jour aura trait à la mise en place progressive au niveau européen d'une véritable dictature des marchés spéculateurs.

D'abord, le drapeau de l'Union européenne entouré de barbelés, ce qui convient mieux comme fanion à une Union qui a restreint la circulation libre de ses ressortissants afin de ne laisser cette totale liberté qu'aux capitaux spéculatifs ruinant peuples et Etats.

Ensuite, l'affiche du magnifique film prémonitoire de Charlie Chaplin. Aujourd'hui, l'armement, c'est l'argent en masses anonymes et froides. Les offensives-éclairs des armées de capitaux spéculatifs détruisent usines, emplois, fermes, logements, avenir et projets, avec la  démocratie.

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Dettes toxiques pour les finances et CCQ toxiques pour la démocratie


A Asnières, une étrange situation se met en place : le maire s'exprime dans Mediapart sur les dettes toxiques de la commune, héritage commun de la gestion des époux Aeschlimann et du sulfureux Bernard Loth, ceci afin de préparer les habitants à une éventuelle hausse des impôts, taxes et tarifs publics municipaux.

L'édile oublie de nous parler de son cabinet pléthorique et de son coût financier pour la Ville.

C'est habile, mais il n'est pas sûr que, par ces temps de crise, le recours à l'héritage désastreux des époux Aeschlimann et de Bernard Loth fassent oublier aussi les erreurs et dérives financières de la gestion municipale actuelle.

Pendant que le maire s'agite ainsi pour des objectifs à la fois budgétaires et électoralistes qui n'échapperont à aucun citoyen pensant, la mairie dépense de l'argent public pour promouvoir le « renouvellement » des fumeux CCQ qui sont à la démocratie ce que le goudron de cigarette est aux poumons humains.

Pourquoi les services de la mairie, avec ces affichages très voyants, contredisent-ils les propos du maire sur les finances menacées de la ville par les dettes toxiques ?

Car, en effet, qui peut comprendre un tel double langage aussi stupéfiant : d'un côté, on alerte sur les menaces graves qui planent sur les finances de la commune, de l'autre, on dépense de l'argent public à flots continus pour essayer de faire croire que les piteux CCQ seraient des organes de la démocratie.

Sébastien Pietrasanta n'est pas un élu idiot, loin de là, mais la concomitance de sa sortie médiapartique et de la floraison de ses panneaux sur les CCQ affaiblit ses dires, tant sur la gravité de la situation financière communale que sur sa représentation de la démocratie réelle.

Un cabinet pléthorique nuit parfois aussi à l'efficacité pratique.


Les marchés spéculatifs décident du sort des politiques : une leçon des temps actuels


Nous l'avons dit, démontré et répété sur ce blog : les politiques de tous bords institutionnels ont depuis longtemps abdiqué leur pouvoir reçu du peuple pour le remettre totalement entre les mains des marchés spéculateurs, croyant ainsi servir et garantir leurs intérêts ainsi que leur survie.

Nous venons, ces derniers jours, d'assister en direct et devant le monde entier à un saut qualitatif dans le processus de soumission lâche des politiques aux spéculateurs : maintenant, comme le prouvent les exemples grec et italien avec MM Papandréou et Berlusconi, ce ne sont plus les peuples qui choisissent leurs dirigeants, mais les marchés spéculateurs qui imposent leurs hommes de main, en général, banquiers et/ou économistes soumis aux volontés impératives des marchés spéculateurs.

En une phrase, ce qui vient de se passer en Grèce et en Italie démontre avec clarté, même pour les plus aveugles, que la loi de la démocratie par et pour le peuple vient d'être brutalement remplacée, avec le concours des partis politiques institutionnels officiels, par la dictature impitoyable des marchés spéculateurs ! Ce son eux qui défont et font les cabinets ministériels au gré de leurs intérêts exclusifs.

Comme en Grèce, en Italie, le scénario français est écrit d'avance : les partis institutionnels – UMP et PS- seront appelés à faire l'union nationale autour des seuls intérêts des marchés spéculateurs qui ruinent les peuples et les Etats !

Pour la France, le processus est déjà amorcé : sa mise en application n'est plus qu'une question de temps et d'opportunités, mais les deux grands partis institutionnels étant tous deux aux pieds soumis des marchés spéculateurs, ils se préparent, chacun à leur manière, à leur remettre tout le pouvoir politique, contre le peuple.

Voici la cause fondamentale qui explique pourquoi François Hollande et Nicolas Sarkozy sont en accord total sur le fond, mais divergent encore sur les formes et les délais : le peuple doit être saigné pour payer des dettes qui, pourtant, on l'a vu avec le cas de la Grèce et de l'Islande, peuvent être annulées en partie ou en totalité.

Malgré cela, ou plus exactement afin de pousser la logique de destruction de toute trace de démocratie en Europe, les marchés spéculateurs continuent allègrement à pousser à la faillite totale la Grèce et l'Italie, derrière, l'Espagne et le Portugal, puis la France, alors que les Bourses continuent de s'écrouler par bonds successifs, où chaque faible rebond est inéluctablement suivi d'une forte chute.

Sébastien Pietrasanta va-t-il aussi expliquer cela dans Médiapart ? Va-t-il plier devant la lâcheté pitoyable des dirigeants de son propre parti qui n'a plus rien de socialiste, ni de social depuis longtemps ?

Les jours prochains nous donneront la bonne réponse.



Marylise Dipusu


Chapitre 462 des Chroniques asnièroises d'après le 16 mars 2008




lundi 7 novembre 2011

Crise terrifiante en Europe et crise morale à Eiffage.....


















Ci-dessus des images fortes qui ont trait à la situation du peuple grec sur qui les dirigeants de l'UE et les spéculateurs s'acharnent tous ensemble. 

D'abord, la photo qui a scandé la manifestation qui a eu lieu en commémoration de la libération de la Grèce du nazisme et a assimilé le drapeau de l'UE au fanion hitlérien d'oppression du pays de 1941 à 1944. 

Ensuite, une caricature sur un pays magnifique que les dirigeants de toutes couleurs politiques institutionnelles européennes traitent comme du vulgaire bétail.

Enfin, un dessin satirique qui montre que les spéculateurs veulent encore plus de pauvreté et de reculs sociaux autant que civilisationnels  contre ce peuple qui se bat avec bravoure et dignité contre un désastre qui, si rien n'est fait pour l'arrêter, serait le futur de tout le continent.

Les habitants d'Asnières, qui ont combattu pour la démocratie dans la commune, sauront aussi se dresser pour combattre la  terrible régression que la crise de la zone euro ne peut que générer si on ne sort pas au plus vite et de manière coordonnée de cette zone.

La Grèce éclaire bien où est la croisée de notre destin collectif.

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Eiffage reconnaît des « notes de frais » illégales pour 50000 euros dans le Nord! Et à Asnières?......


Le groupe de BTP Eiffage a fini par admettre que 50000 euros avaient été illégalement dépensés par un dirigeant d'une de ses filiales du Nord de la France, lequel avait fait passer cela en « notes de frais ».

Selon ce lien :


le groupe a dû effectuer un audit pour constater ces faits.

A l'évidence, eu égard à ces révélations intéressantes, la mairie d'Asnières pourrait réétudier ses contrats avec le groupe.

Pour mémoire, rappelons que la Justice a condamné des responsables du groupe Avenance pour des faits de corruption passive de l'ancien Directeur Général des Services de la Mairie d'Asnières.

Va-t-on découvrir bientôt que des cadres d'Eiffage ayant travaillé sur des projets à Asnières auraient agi comme leur collègue nordiste sur les « notes de frais » ?

Les élus de la commune noteront que leur suspicion serait légitime puisque le cadre de la filiale d'Eiffage au centre du scandale du Carlton, David Roquet, a affirmé à la Justice que ses pratiques étaient connues et couvertes de la direction d'Eiffage, laquelle dément, tout en découvrant tardivement que 50000 euros auraient été détournés en frais de prostitution à l'insu du plein gré de son service de comptabilité.

On veut bien croire la direction d'Eiffage, mais on peut aussi ajouter foi aux propos du cadre sanctionné dont l'avocat affirme que son client est prêt à apporter des preuves de ses dires.

Un grand déballage à Eiffage?


Crise mondiale, de la zone euro et unité des politiques contre les peuples


En Grèce, les deux formations politiques institutionnelles viennent de convenir de former un gouvernement commun d'union nationale qui aura comme tâche essentielle, et cela est terrifiant, de faire appliquer contre TOUT LE PEUPLE GREC les mesures d'appauvrissement généralisé décidés, non par les électeurs grecs, mais par les dirigeants de la zone euro.

Où est passée la démocratie ? Où sont passés les démocrates ? Qui prendra la parole et se dressera aux côtés des peuples contre les appétits des spéculateurs ?

Ces questions se posent aujourd'hui avec force dans les pays de la zone euro alors que les citoyens sont portés à une révolte collective.

Curieusement, le PS en France est muet sur l'alliance de son parti-frère hellène avec le parti de droite du pays, issu lui-même de la dictature militaire des années 1960...Un silence qui en dit long sur ses orientations en France même.

Il semble en effet que, dans toute la zone euro, les partis politiques institutionnels se liguent afin de frapper les peuples, les conduire à des désastres renouvelés, tout cela pour tenter de sauver une monnaie condamnée, mais surtout, en son nom, faire payer par les peuples tout ce que les spéculateurs financiers exigent des Etats !

En France, le chemin est tracé par les déclarations répétées des dirigeants de la rue de Solférino : le PS attaque l'UMP...... pour ne pas taper plus fort et maintenant sur les citoyens, la consommation, l'économie réelle, les services publics !!!

Le PS a beau jeu de critiquer l'UMP en lui faisant porter le chapeau de mesures aussi destructrices socialement que politiquement mortifères pour le candidat-Président qu'est Nicolas Sarkozy. Et ce dernier essaie de louvoyer jusqu'aux élections de mai 2012 pour ne pas annoncer des mesures qui achèveraient de tuer ses chances électorales.

Ainsi, ce que reproche au gouvernement le PS, ce n'est pas de protéger le peuple des conséquences ravageuses de la crise de la zone euro, c'est bien de ne pas faire assez contre le peuple.

A cette aune, nul ne s'étonnera que les deux partis institutionnels s'unissent bientôt officiellement dans un gouvernement d'union nationale ayant aussi pour mission, non de sauver le peuple, mais de travailler à sa ruine et à celle de l'économie du pays sur mandat des salles de marché, relayées par les responsables de l'Union européenne.

Un profond séisme politique, à étages, se prépare en France et dans les pays de la zone euro. Asnières ne va pas y échapper, loin de là.

Mais, dans notre ville, une union UMP-PS officielle générerait de très gros dégâts politiques et moraux.

En attendant, la Grèce périclite, l'Italie et l'Espagne avancent sur ses pas. La France suit derrière.


Devant les peuples de ces pays, le gouffre de la déchéance sociale massive.

Que vont nous dire de tout cela les blogs personnels des élus PS d'Asnières, qui ne cessent de palabrer sur le secondaire pour éviter de parler de l'essentiel: une crise qui frappe toute la population et les vraies positions de fond de leur direction nationale?

Gageons qu'en ces temps de catastrophe mondiale, ces blogs du PS, toutes tendances confondues, vont faire la publicité des CCQ pathétiques dans leur déni de toute vraie démocratie....



Marylise Dipusu


Chapitre 461 des chroniques asnièroises d'après le 16 mars 2008