mercredi 13 juin 2012

Asnières, la première ville du 92 qui résista et défia la Sarkozie!


















Cette photo-montage du mot "Liberté" brillant dans l'obscurité est ici présentée comme un symbole de la sortie d'Asnières du système Aeschlimann au sein de la Sarkozie afin de marcher vers la liberté, dans une ville apaisée, ouverte, où régnera la concorde civile au lieu des affrontements diviseurs et des manipulations communautaristes. Le 17 juin prochain, Asnières devrait avoir libéré Manuel Aeschlimann de son mandat de député afin de sortir définitivement des années de plomb et de leurs mauvais souvenirs.

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Ainsi, donc, malgré menaces directes et indirectes contre son auteure (Marie-Célie Guillaume), le livre très explosif sur les dessous sulfureux et parfois indécents de la Sarkozie, intitulé « Le monarque, son, fief, son fils » sort demain 14 juin 2012, à quatre jours du 72ème anniversaire de l'Appel fameux lancé à Londres un certains 18 juin 1940 par un alors obscur général français.

Ce que le livre révèle sous son écriture à la fois romancée et satirique est souvent corroboré par des journalistes, des politiques et des témoins de la Sarkozie.


Mais, ce livre a un autre intérêt que le récit agencé sous des pseudonymes transparents du conflit entre Patrick Devedjian et Nicolas Sarkozy, ce dernier voulant de manière monarchique implanter son fils Jean dans les Hauts de Seine, avec, chacun l'avait à l'époque compris, l'objectif de le porter à la tête du département, comme Président du Conseil Général des Hauts de Seine et en même temps de l'EPAD de l'époque.

Il met en effet en perspective, et il faut en remercier la perspicacité et l'honnêteté de l'auteure, la résistance citoyenne pluraliste qui n'a cessé de se développer dans de nombreuses communes du 92 contre le système sarkozyste, contre ce que Mme Guillaume appelle aussi  la Sarkozie.

Elle cite comme événements marquants de cette résistance l'échec de Jean Sarkozy à s'emparer de l'EPAD et la chute de Neuilly hors des griffes de l'UMP.

A ces deux faits qui, effectivement, ont commencé à sonner la crise permanente, puis latente avant de devenir brûlante du système Sarkozy, nous rajouterons le nom de la commune d'Asnières, lieu où naquit en 2001 la résistance au sarkozyme montant.

L'Histoire (avec un grand H) montrera certainement un jour prochain que la résistance générale et pluraliste du 92 a trouvé des points d'appui dans le conflit larvé ou violent, selon les moments, entre Patrick Devedjian et Nicolas Sarkozy, voire des aides à certaines de ses forces, notamment à droite de l'échiquier politique départemental.

Il n'est pas interdit de penser que ce conflit a dû avoir quelque influence sur le succès de l'actuel maire de Neuilly ( Jean-Christophe Fromantin) en 2008, à Asnières, sur l'éjection de Manuel Aeschlimann de la mairie ou à Puteaux avec l'émergence réussie de l'opposition démocratique anti-sarkozyste symbolisée par le courageux et tenace Christophe Grébert, entre autres.

Il est aussi manifeste que la date de sortie du livre de Marie-Célie Guillaume n'est pas due au hasard, mais à un choix réfléchi de calendrier, puisque le 17 juin 2012 devrait voir un ou plusieurs députés PS élus pour la première fois depuis longtemps dans le 92, et ce contre des « barons sarkozystes » coupés des réalités du monde.

D'aucuns y verront le « coup de pied de l'âne » qui règle de vieux comptes, d'autres, moins nombreux, un coup de couteau en plein dos au pire moment, celui de la fin du système sarkozyste, qui, maintenant, risque plutôt de se décliner en affaires judiciaires sordides ( dossier Karachi, Bettencourt, Woerth- Genrilly, sous-marins vendus à la Malaisie, écoutes téléphoniques illégales, scandale du Cercle Concorde, etc......).

Pour en revenir à Asnières.

Oui, notre ville et ses citoyens libres, peu nombreux au tout début (une poignée quasi-isolée), a été un des épicentres autour duquel la résistance au système Sarkozy dans la département s'est structurée et développée dès le début 2001!

Oui, il a fallu du courage, de la détermination, une confiance sans faille dans la population et le combat mené dans ces années de plomb, sous le système Aeschlimann afin de montrer et démontrer ce qu'était le laboratoire asnièrois qui devait préfigurer une Sarkozie de nature monarchique et anti-démocratique que Marie-Célie Guillaume décrit bien de son point de vue social, vue du 92 d'en haut!.

Oui, ce combat citoyen a pris racine, s'est amplifié, nourri des crises au sein du système sarkozyste et des ambitions électorales des uns et des autres.

Oui, Asnières peut être fière de ces citoyens et des rares élus et/ou anciens élus de tous bords politiques qui ont combattu et tenu bon quand le courant était fort, et contre eux!

Oui, aujourd'hui, ce n'est pas pour rien que Manuel Aeschlimann a essuyé un échec terrible le 10 juin 2012 avec à peine 27% des votants sur son nom!

Oui, c'est ce long combat qui fait que sa défaite se profile pour le 17 juin 2012, après que Rama Yade ait compris et connu ce qu'était VRAIMENT le SYSTEME qu'elle a soutenu jusqu'au 6 mai 2012 au soir, système qui l'a ensuite rejetée et broyée à Asnières!

Oui , ce n'est pas un hasard si Marine le Pen appelle, au nom de la morale politique, à battre et faire battre Manuel Aeschlilmann en votant pour Sébastien Pietrasanta, candidat du PS.

Oui, ce n'est pas un hasard si Manuel Aeschliamann apparaît aujourd'hui seul, apeuré, isolé, trahi, abandonné, ancien Sarko-boy, ancien ami d'un Président chassé, ancien maire, futur ex-député, avec ses affaires judiciaires et sa réputation sulfureuse qui a été reconnue même par des hauts responsables du Parti radical venus soutenir Rama Yade.

Oui, le 17 juin 2012, nous n'en doutons pas, le PS célébrera la victoire de son candidat comme SA VICTOIRE alors que rien de ce qui est arrivé depuis début 2008, et avant, n'est dû ESSENTIELLEMENT à ce parti, à sa stratégie ou à son soutien populaire.

Ceux qui, au PS, feront la fête et sableront le champagne oublieront vite, trop vite peut-être, que les postes qu'ils occupent en mairie, au Conseil Général de Nanterre, au Palais-Bourbon, ils les doivent à cette fraction substantielle, significative, DETERMINANTE de l'électorat asniérois plutôt de sensibilité de droite démocratique, humaniste et républicaine, qui, se refusant à voter pour Manuel Aeschlimann et cette UMP sarkozyste, ont préféré, en conscience et par amour de la République comme de la démocratie, voté pour eux !!!

Les vrais résistants au sarkozysme ne demandent, eux, ni reconnaissance, ni poste, ni médaille, ni honneur. Il leur suffit de savoir qu'ils ont suivi le chemin d'honneur de leur conscience de citoyens libres et dignes, de citoyens debout.

Comme le grand résistant Georges Guingouin, avec ses camarades de combat, que de Gaulle même reconnut comme un des grands héros de la Résistance malgré qu'il n'était vraiment pas de son bord politique, ces citoyens qui ont permis à Asnières d'être ce qu'elle est aujourd'hui, mènent la bataille maintenant pour que le 17 juin 2012 soit un jour de liberté, de libération et de réconciliation républicaine dans notre cité, autour des valeurs fondamentales de la République.

Quand les élus du ¨PS feront la fête pour eux-mêmes, dans la mémoire collective asnièroise résonnera une autre joie, bien plus simple et fondée : celle de savoir que notre commune a été à l'origine et à la pointe de la résistance à la Sarkozie et à ses terribles dérives que les prochains mois, avec livres, audits et documentaires, vont mettre à nu !

Asnières Nouvelles Citoyenne dédie ce combat et ses succès, non à des élus qui n'ont fait que récolter sans effort les fruits électoraux de ce combat, mais à celles et ceux qui, anonymes, animés par de vrais sentiments humains de dignité résolue, ont tracé le chemin, en ne cessant pas d'écrire partout, sur les murs et sur les blogs, le beau mot :« Liberté ».

Asnières Nouvelles Citoyennes salue aussi celles et ceux qui ont, à Asnières, à un moment ou à un autre, souffert du système en place, et dont certains ont vu leur existence sociale et familiale bouleverser sans aucune pitié

Leur modestie et leur humilité nous interdit de donner des noms, mais nous savons que ces citoyennes et citoyens sont parmi nos fidèles lecteurs. A elles et eux vont notre profonde gratitude et notre sincère  respect!

Mme Marie-Célie Guillaume ne devrait donc pas oublier la place première des citoyens asnièrois qui se sont levés contre la Sarkozie en devenir bien avant..... Patrick Devedjian, qui, à cette époque, aidait et promouvait l'ascension de ce système néfaste.

Car, régler des comptes passés est humain autant que compréhensible, mais dire la vérité entière est encore bien mieux et bien plus élevé moralement.



Marylise Dipusu


Chapitre 521 des Chroniques asnièroises d'après 2008